Les formalités obligatoires liées à l'embauche doivent être effectuées sur un support unique, la déclaration unique d'embauche (DUE). Elle doit être remplie par l'employeur et adressée à l'URSSAF - ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) - dont l'entreprise relève.
Les particuliers employeurs de salariés qui occupent des emplois familiaux ou d'assistante maternelle ne sont pas assujettis à la DUE.
La déclaration unique d'embauche permet d'effectuer plusieurs formalités en une seule fois :
La DUE contient une déclaration nominative préalable à l'embauche (DPAE) qui doit être adressée à l'URSSAF ou à la Mutualité sociale agricole (MSA), avant toute embauche, et ce, quelles que soient la durée et la nature du contrat de travail envisagé. À défaut de déclaration, l'employeur encourt diverses sanctions, notamment pénales et administratives pour dissimulation d'emploi salarié.
Un salarié peut demander, par écrit, aux services compétents en matière de travail dissimulé dont la liste figure à l'article L. 8271-7 du Code du travail et notamment à l'Urssaf, si son employeur a accompli la déclaration préalable à l'embauche le concernant. Cette demande doit comporter les précisions figurant à l'article D. 8223-1 du Code du travail . La réponse intervient dans les 30 jours qui suivent sa demande et contient les informations mentionnées à l'article D. 8223-2 du Code du travail
La déclaration préalable doit être réalisée avant la mise au travail effective du salarié. Elle s'effectue au plus tôt huit jours avant l'embauche et au plus tard dans l'instant qui précède cette embauche, selon le moyen utilisé. L'employeur procède à la déclaration en utilisant, au choix, le minitel, la télécopie, la lettre recommandée avec avis de réception ou encore l'échange de données informatisées. L'indisponibilité du moyen choisi l'oblige à utiliser l'un des autres moyens proposés. Si l'employeur opte pour la lettre recommandée, celle-ci devra être postée au plus tard le dernier jour ouvrable précédant l'embauche, le cachet de la poste faisant foi.
Dans tous les cas, l'URSSAF ou la MSA adresse à l'employeur, dans les cinq jours ouvrables, un accusé de réception comportant un voletdétachable à remettre au salarié. S'il constate une erreur dans les mentions portées sur l'accusé de réception, l'employeur dispose d'un délai de deux jours pour en demander la rectification à l'URSSAF ou à la MSA.
A signaler toutefois que la situation de l'emploi ou l'absence de recherche préalable de candidats déjà présents sur le marché du travail n'est pas opposable à une demande d'autorisation de travail présentée pour un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse souhaitant exercer une activité professionnelle dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement et dont la liste figure en annexe de l'arrêté du 18 janvier 2008
Les ressortissants des États membres de l'Espace économique européen (les pays de l'Union européenne ainsi que l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège) ainsi que les ressortissants suisses ont le droit de chercher et d'occuper un emploi librement en France, et ce en vertu notamment des dispositions de l'article 48 du Traité sur l'Union européenne. Aucune autorisation de travail ni titre de séjour n'est donc requis de ces ressortissants, sous réserve qu'ils puissent produire un document (passeport, carte nationale d'identité) en cours de validité justifiant de leur qualité de citoyen de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Confédération helvétique La situation est la même pour les ressortissants des 10 nouveaux Etats membres de l'Union européenne au 1er mai 2004 (Chypre et Malte depuis le 1er mai 2004 ; Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie depuis le 1er juillet 2008). L'autorisation de travail reste obligatoire pour les ressortissants des deux nouveaux États membres au 1er janvier 2007 (Bulgarie, Roumanie) durant une période transitoire allant de 2 à 7 ans. Toutefois, pour ces ressortissants, la procédure de délivrance des autorisations de travail est simplifiée et accélérée pour l'occupation d'un emploi dans l'un des métiers connaissant des difficultés de recrutement dont la liste figure en annexe de l'arrêté du 18 janvier 2008 : pour l'occupation d'un emploi dans l'un de ces métiers, l'autorisation de travail reste maintenue, mais la situation de l'emploi, critère à l'origine de la plupart des refus d'autorisation de travail, n'est plus opposable.
Lors de l'embauche, l'employeur doit remettre au salarié :
Enfin, certains affichages destinés à informer les salariés doivent être effectués dans l'établissement. Ils concernent principalement :
La déclaration unique d'embauche peut être réalisée directement sur Internet